Sarah Kofman a 7 ans lorsque la police arrête son père, rabbin d'une synagogue parisienne. Commence alors cette période où la famille doit se cacher, se séparer. Pour la fillette, qui vivait tout dans la découverte permanente, c’est comme une épopée, dont l’envers est un déchirement : entre le domicile familial et le lieu de refuge, entre sa mère et la "dame de la rue Labat" – entre deux langues, deux mondes que sépare à peine une rue, un abîme pourtant. Paru en 1994, ce souvenir d’enfance témoigne de ce que fut la vie des Juifs sous la collaboration, l’Occupation, la guerre.