L’étude historique et politico-juridique du régime eugéniste japonais révèle la singularité de son appareil législatif, résultant à la fois d’influences étrangères et de considérations nationalistes, qui aboutirent à la promulgation de la loi relative à la protection eugénique de 1948. Dépénalisant partiellement la stérilisation volontaire et forcée ainsi que l’avortement (notamment en cas de maladies héréditaires et non héréditaires), cette loi fut considérée comme un vestige du régime nazi au Japon.