Jouissance du temps, des lieux, la marche est une dérobade, un pied de nez à la modernité. Elle est un chemin de traverse dans le rythme effréné de nos vies, une manière propice de prendre de la distance et d’affûter ses sens. Flânerie littéraire autant qu’invite à se dégourdir les jambes, Éloge de la marche de David Le Breton se veut moins l’esquisse d’une anthropologie du marcheur qu’une manière de faire de l’anthropologie en marchant.