Chefs-d’œuvre disparus. Ces trésors que vous ne verrez jamais plus rassemble pour la première fois 100 œuvres d’art qui ont un jour disparu dans des conditions rocambolesques : volées, brûlées, perdues ou détruites. Ce beau livre mêle histoire de l’art, enquêtes et faits divers, et regorge d’anecdotes sur la vie de ces chefs-d’œuvre, souvent dignes d’un roman !
Avez-vous déjà entendu parler du "Takeaway Rembrandt" ? Il ne s’agit pas d’un café préparé par un barista amateur d’art, mais du Portrait de Jacob de Gheyn III, un chef-d’œuvre du célèbre peintre néerlandais, ainsi surnommé en raison de ses quatre vols successifs.
Parfois, ce qui est perdu peut être retrouvé, mais ce n’est pas toujours le cas, comme en témoigne Sophie Pujas dans Chefs-d’œuvre disparus, un ouvrage qui rassemble un grand nombre d’œuvres d’art disparues dans des contextes très variés : incendies, guerres, crashs aériens, simples pertes, ou même emportées dans les fonds marins lors du naufrage du Titanic. On y trouve également le portrait de Winston Churchill par Graham Sutherland, que le Premier Ministre détestait et qui a fini détruit par l’épouse de Churchill…
"C’est un livre exceptionnel qui mêle histoire de l’art, enquêtes et faits divers, et qui exhume les archives photographiques d’une centaine d’œuvres avec des reproductions de très haute qualité", explique Mathilde Barrois-Fischer, directrice des droits des livres illustrés chez Gallimard.
Vendu à plus de 4 500 exemplaires, ce livre a rencontré un grand succès en France, dont la presse a beaucoup parlé, notamment en raison du contexte actuel : "On s’aperçoit qu’il y a eu de nombreux vols récents, notamment suite à l’agression de l’Ukraine par la Russie, qui a donné lieu à la plus vaste spoliation de patrimoine culturel en Europe en temps de conflit armé international depuis la Seconde Guerre mondiale", rappelle Mathilde Barrois-Fischer, qui a vendu les droits de ce livre dans deux langues.
"L’ouvrage a suscité beaucoup d’intérêt lors de la présentation aux éditeurs étrangers, la thématique n’ayant jamais été traitée dans la plupart des pays. Plus de 100 œuvres reproduites, certaines totalement inconnues, dans un format original, nous savions qu’il y aurait de l’intérêt. "
La vente en chinois traditionnel s’est faite très rapidement, et le polonais a suivi ; l’ouvrage est toujours à l’étude chez plusieurs éditeurs.
Affaire à suivre !
Katja Petrovic
Mai 2026